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« Dahabu, l’atelier du bijoutier », l'exposition de préfiguration n°6 du MuMa

Dossier de presse — Lundi 16 septembre 2019

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Le Musée de Mayotte poursuit sa collecte d’objets (patrimoine matériel) et de témoignages (patrimoine immatériel) des traditions artisanales et culturelles mahoraises, afin d’enrichir ses collections dans une thématique nouvelle, l’artisanat de l’orfèvrerie. À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine (21- 22 septembre 2019), il inaugurera sa sixième exposition de préfiguration intitulée « Dahabu, l’atelier du bijoutier ».

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Présentation

DOSSIER DE PRESSE « Dahabu, l’atelier du bijoutier » Dahalani Tamimou dans son atelier / Coll. privée Exposition de préfiguration n°6

PREFIGURATION 6 [Dahabu, l’atelier du bijoutier] Le Musée de Mayotte poursuit sa collecte d’objets (patrimoine matériel) et de témoignages (patrimoine immatériel) des traditions artisanales et culturelles mahoraises, afin d’enrichir ses collections dans une thématique nouvelle, l’artisanat de l’orfèvrerie. À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine (2122 septembre 2019), il inaugurera sa sixième exposition de préfiguration intitulée « Dahabu, l’atelier du bijoutier ». Dans la suite de la première préfiguration qui portait sur le duka traditionnel de Papa Kamardin à Pamandzi, cette exposition propose de découvrir un savoir-faire en voie de disparition - comme le duka -, à travers la reconstitution d’un atelier complet de bijoutier. L’échoppe de Dahalani Tamimou à Sada, maître et artisan de renom, est présentée, d’une part, sous la forme d’une « unité écologique » pour le poste de travail de D. Tamimou lui-même (bureau-établi, fauteuil et table). Le musée présente, d’autre part, l’intégralité des outils originaux de l’orfèvre ainsi que les objets du travail quotidien. Cette présentation donnera à voir les coulisses (« l’arrière-boutique »), rarement accessibles au public, de la création artistique de l’orfèvre. Du mariage à la vie de tous les jours et de la naissance à la mort, du dayiyo (parure) au simple pere (bague), le bijou joue chez les Mahorais un rôle symbolique, social et économique important. Lorsqu’il est produit localement, il démontre un savoir-faire technique que pratiquent encore quelques artisans, véritables artistes des bijoux uniques. Plusieurs d’entre eux connaissent encore l’art du « filigrane », l’une des techniques décoratives préférées des Mahorais. Néanmoins, comme dans toute société dynamique, l’ancrage dans sa région et sa connexion au monde soumettent Mayotte à des « influences » et des échanges sur le savoir-faire. Beaucoup d’artisans ont été formés aux Comores ou à Madagascar et ont été influencés dans le choix des matériaux, styles, motifs, même s’il existe des spécificités locales. Tout comme le duka traditionnel perd du terrain devant les nouveaux modes de consommation et les grandes surfaces commerciales, la bijouterie artisanale est aujourd’hui concurrencée par de nouvelles offres de produits de moindre coût et de moindre qualité. Les objets fabriqués en grande série et importés (France métropolitaine, Arabie, Dubaï, Chine…) remplacent de plus en plus l‘œuvre unique du bijoutier. Ils témoignent d’évolutions dans les modes de vie : tout comme la parure se transforme, le vêtement évolue et la jeune fille d’aujourd’hui préfèrera peut-être le sari au salouva traditionnel. Il existe encore une autre catégorie de bijoux remarquables, ceux que l’on crée à partir de végétaux locaux (feuilles, fleurs). Ces parures, comme les autres, ont un rôle éminemment symbolique. La plus modeste est le bijou-jouet, la plus spectaculaire est le collier de marié (dwa). Ce dernier évoque le double langage de l’éphémère du végétal et du durable de la relation qui s’institue à travers la cérémonie. Cette variété du bijou mahorais, du plus éphémère au plus inaltérable, donne l’éventail de la parure à Mayotte. En contrepoint des bijoux traditionnels, est montrée une sélection de parures « fantaisie », issue des nouveaux réseaux de distribution. Il existe aujourd’hui en effet de nouvelles sensibilités, aussi bien masculines que féminines, de nouveaux goûts, qui privilégient des bijoux en plaqué or ou de fantaisie. Ainsi, certains préfèrent une certaine simplicité à la taille imposante, probablement due à l’influence des îles voisines, des « panneaux de bijoux » des mabvindzo, cérémonie de remise de cadeaux de mariage. Aujourd’hui, les dépenses somptuaires du grand mariage, au premier plan desquelles celle des bijoux, sont remises en question par une partie de la jeunesse. Ces bijoux alternatifs ont-ils autant de fonctions symboliques qu’auparavant ? Ils permettent à leur porteur d’être en phase avec des goûts et des mœurs nouveaux, ou expriment un souci identitaire.

Des dispositifs multimédia accompagnent l’exposition et montrent l’importance des gestes et savoir-faire, affirmant le rôle du musée dans la conservation et la transmission des patrimoines fragiles. Des vidéos issues d’enquêtes conduites par le MuMA donnent à voir la place du bijou dans les différentes circonstances de la vie. Objets ostentatoires, les bijoux mettent en évidence l’identité culturelle et le statut social de ceux qui les portent, et signent et soulignent la place de l’individu dans la communauté. PARCOURS DE L’EXPOSITION L’exposition se décompose en deux volets : l’atelier même où se créent les œuvres et en vis-à-vis les réalisations mises en vitrine dans un espace précieux qui fait écrin. 1. [L’atelier du bijoutier] Dahalani Tamimou était un bijoutier de Sada. Jeune, c’est auprès d’un fundi (maître) de la même ville qu’il a appris les rudiments de son métier. À l’adolescence, il est parti à Majunga (Madagascar), où il s’est perfectionné chez un artisan indien dont il est devenu le bras droit. Ce n’est qu’à l’âge mûr qu’il est revenu avec son épouse, du fait des difficultés politiques et sociales survenues dans la Grande Île. Il a créé son propre atelier, qui a vite acquis une grande notoriété. La collecte de son atelier en intégralité a permis d’enrichir les fonds du musée de Mayotte dans le domaine de l’artisanat et de l’excellence du bijou. L’installation de cet atelier au musée s’attache à restituer l’atmosphère de travail de cet artisan. Des enquêtes auprès d’autres bijoutiers, en activité, éclairent les savoir-faire et en particulier la technique du filigrane. Vidéos en diffusion dans l’espace « Atelier du bijoutier » Vidéo n°1 : retrace le parcours de Dahalani Tamimou, à travers les témoignages de sa fille Singa Dahalani et de Madi Mdallah, son ancien apprenti. Vidéo n°2 : fabrication d’un bijou en filigrane. Enquête collecte réalisée, entre 2018 et 2019, auprès de Hamada Saïd à Sada. 2. [Parures et bijoux] Le visiteur est amené à entrer dans un petit salon ou est exposée en vitrines une sélection de bijoux. 1ère vitrine : bijoux anciens (archéologiques et historiques). 2e vitrine : exposition de deux parures de grand mariage dont une est issue de l’atelier de Dahalani Tamimou. 3e vitrine : bijoux éphémères en végétaux et bijoux fantaisies de grande série. Vidéos en diffusion dans l’espace « Parures et bijoux » Vidéo n°1 : témoignage de Manana Ali Madi (Sada) sur les bijoux anciens en argent (Manana Ali Madi, de Sada). Vidéo n°2 : récit de Amina Ali Vitta (Chirongui) sur un rituel de passage lié aux bijoux. Vidéo n° 3-4-5-6 : l’organisation des vidéos permet de comprendre la notion de transmission des savoirs par les fundi. L’organisation spatiale des télévisions superposées du sol au plafond, montre la transmission des savoirs, du plus ancien témoin au plus jeune, et permet ainsi de comprendre l’enracinement des connaissances.

MEDIATION ET ACCUEIL DES PUBLICS Le service du développement des publics du musée propose un accompagnement sur les expositions du musée tout au long de l’année. Le MuMA propose deux types de visite : la visite générale présente toutes les salles du musée et met l’accent sur l’importance de la préservation du patrimoine naturel et culturel à Mayotte. la visite thématique se découpe en deux temps : une visite suivit d’un atelier. Le discours et la durée de la visite sont adaptés en fonction des groupes (scolaires, périscolaire, associatif, grand-public...). Ces visites guidées peuvent être réalisées, sur demande, en shimaore, kibushi et en anglais. A chaque inauguration d’une nouvelle exposition l’offre de visite et d’ateliers s’étoffe et permet ainsi d’assurer la vocation première de ce service : rendre accessible les collections du musée et valoriser le patrimoine de Mayotte dans toute ses composantes et sa diversité. Nouveauté pour cette rentrée, le MuMA propose des ateliers pour les tout petits à partir de 18 mois, à découvrir lors de l’inauguration de cette nouvelle exposition au cours des Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 septembre prochain. Deux ateliers créatifs sont proposés dans le cadre de la nouvelle exposition « MINI BIJOUTIER » de 18 mois à 5 ans. Fabrication et décoration d’un bracelet grâce à des tampons aux motifs traditionnels, des paillettes, des gommettes… « FABRIQUE TON DAHABU » A partir de 6 ans. Fabrication d’un bijou du choix de l’enfant. Manipulation de fils d’aluminium de couleur et réalisation d’une bague, d’un bracelet ou d’un pendentif en s’inspirant de ce qui aura été vu par l’enfant dans le musée. INFORMATION PRATIQUES Entrée libre et gratuite Horaires d’ouverture du musée : Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h Samedi du MuMA : ouverture en continue de 9h à 17h. Le dernier samedi de chaque mois (sauf le mois de décembre) Manifestations Nationales : Le musée est ouvert un samedi, au cours des mois des manifestations nationales en lieu et place des « Samedis du MuMA » Nuit Européenne des Musées (mai) Journées Nationales de l’Archéologie (juin) Journées Européennes du Patrimoine (septembre) Renseignements et réservations : MuMA, Place de France, 97615 Dzaoudzi-Labattoir 02 69 64 97 45 / 02 69 64 97 00 @ museedemayotte@cg976.fr Contact presse Noura Maanani 02 69 64 97 45 / 06 39 61 09 82 @ noura.maanani@cg976.fr

Photos pour diffusion dans le cadre de l’exposition « Dahabu, l’atelier du bijoutier »

Bague en filigrane © MuMA

Bijoux en filigrane © MuMA

Boucle d’oreille en filigrane réalisée par D. Tamimou © MuMA

Lingotière de l’atelier de D . Tamimou © MuMA

Menus objets issus de l’atelier de D. Tamimou / © MuMA

Dahalani Tamimou dans son atelier Coll. privée

Collier funéraire, Nécropole d’Antsiraka Boira, Acoua © M. Pauly

Réallisation d’un dwa (collier végétal © MuMA

Présentation des bijoux de la mariée © Archives Départementales de Mayotte

Les fichiers sources des photographies sont accessibles sur le site du département dans l’espace « salle de presse » sous le lien suivant : https://www.cg976.fr/pratique/presse/salle -de-presse

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